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Des études ont démontré que l'utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication(TIC) en classe a un impact positif sur l'enseignement-apprentissage. Cela dépend, bien entendu, de la façon dont l’école utilisera leur potentiel qui devrait être un atout majeur pour favoriser la réussite des élèves. En effet, elles offrent plusieurs avantages entre autres, une communication immédiate, une ouverture sur le monde, un échange d'idées et une vulgarisation à l’accès à la connaissance à travers un monde virtuel.
Leur intégration dans le milieu scolaire permet d’adapter l’enseignement aux besoins des élèves. Elle est, donc, plus que nécessaire et ce, pour un passage de la méthode dite traditionnelle à des activités d'apprentissage centrées sur eux. Le multimédia, de par son approche interactive, est un outil essentiel pour éveiller l'intérêt des élèves, stimuler leur imagination et leur donner le goût d'apprendre tout en leur permettant de développer la créativité, le travail d'équipe, l'interactivité, l'autonomie, la diversification et l'échange des compétences ainsi que l'empathie (la capacité de se mettre à la place de l'autre). Il permet, ainsi, de rendre le cours plus attractif. Dans cette situation pédagogique nouvelle, les stratégies à adopter dans le traitement de l’information pourraient être subdivisées en quatre catégories: acquérir, traiter, transmettre et appliquer l'information. Ainsi, les élèves doivent, d'abord, apprendre à acquérir l’information en identifiant et en décodant la plus pertinente. Mais, il est important que l'enseignant veille à ce qu’ils la décodent et l’appréhendent de façon organisée. Ensuite, ils doivent la traiter par l'analyse et la synthèse en étant guidés dans l'évaluation des comparaisons issues de leur raisonnement inductif et déductif puis la transmettre grâce à la reformulation et à la recontextualisation puis la communiquer à l’aide d’outils appropriés. Ce processus implique que les apprenants puissent dire la même chose à l'aide d'une autre forme de représentation, qu'ils puissent donner des exemples et de contre-exemples et qu'ils soient capables de présenter une synthèse. Dans cette stratégie, l'enseignant doit faciliter le transfert des apprentissages pour qu’ils soient plus habiles à les utiliser dans un autre contexte, capables d’appliquer leurs connaissances en développant leur sens critique. C’est ainsi que ces étapes contribuent à leur formation fondamentale. Dans les activités de lecture, l'enseignant doit les aider à reconnaître le type de textes : narratif, descriptif, informatif…, à se situer dans le temps et dans l'espace et, enfin, à tout mettre en œuvre pour construire du sens. Quant aux stratégies de résolution de problèmes, l'enseignant intervient pour les amener à reconnaître et à définir la nature du problème, puis à décider quelles démarches seront nécessaires pour le résoudre à savoir, cerner le problème, explorer des voies de solutions, organiser les connaissances, contrôler les étapes de cette recherche et favoriser le transfert des apprentissages. En d’autres termes, il s'agit de développer leur autonomie dans la recherche de solutions aux problèmes d’apprentissage. L’intégration des techniques de communication interactives dans un établissement doit, alors, être planifiée et suivre un processus plus ou moins organisé. Cette intégration doit mobiliser des moyens techniques ainsi que de nouvelles organisations du travail. Ce qui devrait apporter des changements importants dans le comportement des élèves : se sentir plus responsables et soucieux de la qualité du travail réalisé avec des outils multimédia. Avec la réforme, la numérisation de notre système éducatif est un fait incontournable, aujourd’hui plus que jamais, car nous évoluons dans une société où la compétence numérique est devenue une valeur de base. Dans le cadre de cette réforme, le défi de l’intégration des Technologies de l’Information et de la Communication est d’en faire un véritable outil au service de l’enseignement-apprentissage, de l’information, de la communication et de la gestion. Pour ce faire, des opérations ont été entreprises telles que la création d’un Centre National des Innovations Pédagogiques et de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication en Education (CNIPDTICE) qui est une structure d’études, de recherche, de consultation, d’élaboration et de diffusion des innovations pédagogiques et des nouvelles technologies de l’information et de la communication en éducation. Pour concrétiser le développement des TIC au service de la pédagogie et garantir une meilleure exploitation de l’outil informatique, plusieurs mesures ont été prises. En effet, un programme de formation au profit des enseignants du primaire, du moyen et du secondaire a été mis en place à raison de 30 heures par enseignant et par an. Ce programme a concerné 50.000 enseignants du secondaire (de 2001 à 2003) et 18.000 enseignants du moyen et du primaire (de 2003 à 2004). En 2006, 2007 et 2008, dans le cadre du recyclage et de la poursuite de cette formation, ont été formés 102 000 enseignants du primaire, 63 000 du moyen et 36 000 du secondaire. D’importantes ressources ont été, aussi, mobilisées pour équiper des lycées, des collèges ainsi que des écoles primaires de laboratoires informatiques pour certains et de micro-ordinateurs pour d’autres : 23.176 PC ont été installés dans le secondaire, 26.914 dans le moyen et moins de 1000 dans le primaire. Ce qui a abouti aux ratios de 01 PC pour 44 lycéens et de 01 pour 125 collégiens. Mais les ratios visés, à court terme, sont de 01 PC pour 26 lycées et de 01pour 44 collégiens. Il faut ajouter à cela la généralisation de l’internet à tous les établissements, une fois équipés en laboratoire informatique. Par ailleurs, une convention a été signée avec Algérie Télécom pour la mise en place du réseau intranet propre à l’éducation nationale en vue de relier, par fibre optique, les services centraux aux différentes directions de l’éducation, aux établissements nationaux sous tutelle et aux instituts de formation des maîtres. Il est prévu aussi, en coordination avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, l’ouverture, dès la rentrée universitaire 2009/2010 d’une filière TICE au niveau des Ecoles Normales Supérieures pour les nouveaux bacheliers (ENS). Pour prendre en charge l’élaboration des programmes d’enseignement d’informatique pour les niveaux qui ne sont pas encore couverts, tous cycles confondus, une commission sera installée à l’Institut National de la Recherche en Education (INRE). Cette opération sera suivie de la numérisation des contenus des manuels scolaires au cours de l’année scolaire 2009/2010 qui sera caractérisée par la généralisation de l’outil informatique dans les processus didactiques d’acquisition scolaire. De plus, depuis son introduction dans le cursus des élèves, l’enseignement de l’informatique constitue un objectif stratégique visant la maîtrise de l’outil mais les compétences visées différent d’un cycle à un autre : Dans le primaire, il s’agit d’apprendre aux élèves à maîtriser les fonctions de base d’un ordinateur en les entraînant à écrire un document numérique, à effectuer une recherche en ligne, à identifier et à trier des informations dans la plus part des situations d’enseignement. Dans le moyen, après sa familiarisation dans l’enseignement primaire, il doit permettre aux élèves de traiter et d’exploiter des données : compétences qui doivent être développées dans le cycle secondaire. Ainsi, c’est la maîtrise de l’utilisation de l’outil informatique à des fins didactiques qui deviendront des compétences transversales dont profiteront les élèves de tous les niveaux. Cependant, il ne s'agit pas uniquement de savoir utiliser cet outil, il faut aussi être capable de l’associer aux ressources existantes. A terme, l'introduction des technologies de l'information et du réseau Internet devrait donner lieu à de nouvelles activités réalisables en classe et entre des classes distantes ; des activités faisant appel à des regroupements virtuels de plusieurs classes ou groupes d'élèves par sujet, par projet. Pour communiquer, ils pourront utiliser les listes de discussions par courrier électronique. Ils pourront effectuer un travail en interagissant à distance avec d’autres élèves ou avec d’autres enseignants. Ils pourront, alors, s'engager dans une démarche collective de construction de connaissances. Diverses structures de collaboration peuvent être mises en place afin de tendre vers une connaissance de plus en plus approfondie des objets d'apprentissage retenus ou la résolution de nouveaux problèmes. Enfin, on peut dire que les Technologies de l’Information et de la Communication vont être introduites de plus en plus à l’école dans le but de favoriser la réussite des élèves et bâtir une société apprenante.
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